Mon reéquilibrage alimentaire spécial course à pied

On se retrouve aujourd’hui avec un article dédiée au running.  Comme j’avais expliqué dans mon premier article running sur ce blog, je me suis mis au running car je voulais absolument perdre des kilos. 10 ans plus tard, j’ai perdu mes kilos superflus et ne faisais  pas vraiment gaffe à ce que je mange…Jusqu’à ce fameux jour de décembre 2015.Quelques jours avant Noël, je fais ce qu’il ne faut pas faire avant le « marathon alimentaire » des fêtes, je me pèse… et constate avec consternation que j’ai pris des kilos qui, pour une fois, ne s’expliquent pas par un « j’ai pris du muscle » plutôt flatteur. Ma balance m’a prise en flagrant délit : en passant de trois à cinq, voire six entraînements par semaine ces derniers mois, j’ai également basculé dans une phase «tout est permis ». Je mangeais n’importe comment, grignotais tout le temps et pourtant, je ne grossissais pas… Enfin, pendant un moment. Certes, je ne suis pas en surpoids, mais quand on s’imagine courir un marathon avec des haltères de 1,5 kg dans chaque main (ou 3 kg de pots de Nutella) on comprend vite que cet excédent nous ralentit. Les fêtes passées – il ne faut pas être maso non plus – j’ai donc pris la décision de consulter une nutritionniste: Angélique Guehl diététicienne qui, entre autres, coache  aussi des sportifs à distance et que j’ai « rencontré » par hasard via son instagram. Objectif : perdre du gras sans perdre les muscles que j’ai gagnés à la sueur de mon front et comprendre ce dont mon corps à besoin depuis que je cours régulièrement.

Mon rééquilibrage alimentaire « spécial sportif », commence avec une mise au point sur mes habitudes, mes envies et mes objectifs. Verdict : trop de sucres rapides, une absence de « glucides complexes à index glycémique bas », ce qu’on appelait avant les « sucres lents ». Résultat : une sensation de coup de mou due à une barre de céréales sucrées ayant fait grimper mon taux de glycémie avant qu’il ne rechute aussitôt, le craquage intempestif au distributeur de bonbons et la fille qui rode dans la cuisine à la recherche de sucres après un repas du style poisson-haricots-fromage blanc 0%… c’est moi.

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Le juste équilibre – c’est quoi ?

Quelques jours après ce verdict, je reçois un plan d’alimentation personnalisé, contenant à la fois le type et la quantité au gramme près des aliments que je dois manger à chaque repas. Il y en a quatre désormais, vu que j’ai une collation tous les jours à 16h ou juste avant l’entraînement. A part la présence de légumes et de protéines (viande, poissons ou œufs durs au choix), le mot « complet » s’inscrit désormais dans mon vocabulaire et sur ma liste de course : riz complet, pâtes au blé complet, blé (tout court) complet… je veille à ce que mon corps reçoive la bonne dose des bons glucides complexes, et ceci tous
les jours. J’apprends que ces derniers, avec les protéines, sont le véritable carburant du coureur. Moi qui pensais qu’un plat de spaghetti lui suffisait ! Je découvre aussi les bienfaits des « bonnes » graisses, telles que les amandes, que ce soit en purée ou à croquer. Je les savoure d’autant plus que je sais que, prises juste avant l’entraînement, elles ont un impact positif sur l’endurance.

En plus du plan d’alimentation, je note avant et après chaque repas mes sensa-tions, réalisant ainsi que je mange souvent sans réfléchir, sans avoir faim ou au contraire, quand j’ai déjà trop faim. Comme pour mon plan d’entraînement, j’apprécie la sensation d’avoir un suivi « sur mesure ». Toutes les deux semaines pendant deux mois, je fais un point avec la nutritionniste, apprenant à adapter les aliments selon mon entraînement: des flocons d’avoine avant une sortie longue, moins de pâtes le midi si je n’ai pas faim, se coucher plus tôt pour éviter les fringales de minuit.

Et le résultat?

Il n’y a pas de miracle, comme je ne fais pas de régime strict en prépa marathon, je ne perds pas tout de suite du poids. Au contraire, mon apport en protéines me fait gagner du muscle et de la puissance lors des entraînements, je fatigue moins vite.

Au fil du temps cependant, je perds bien de la graisse et mes muscles sont plus dessinés – certainement aussi grâce à un entraînement plus intensif. Je n’ai plus de fringales, je n’ai même plus envie de grignoter me sentant rassasiée tout au long de la journée. Encore une fois, je réalise que j’ai fait n’importe quoi pendant des années et à quel point il est important pour un coureur de s’alimenter correctement.

Que l’on court pour la performance ou le plaisir tout court, un rééquilibrage alimentaire aura forcément un impact positif sur nos sensations !

4 thoughts on “Mon reéquilibrage alimentaire spécial course à pied

  1. Camille

    Coucou!

    Super intéressant ton article. Je suis allée voir sur le site de la diététicienne que tu as consulté. Je me demandais quel forfait tu avais pris? Je pense que perdre un peu pourrait m’aider à courir plus vite (logique…)
    Merci d’avance pour ta réponse! ;)

    • Contente qu’il te soit utile !
      J’ai une assistance à distance avec Angélique (qui est superbe!) mais pour les tarifs vaut mieux que tu vois directement avec elle ! :)

  2. Chloe

    Hello,

    Ton article est très intéréssant. Je cours aussi beaucoup et depuis quelques temps j’ai pris 3 à 4 kilos que je ne parviens pas a perdre, surement car je n’ai pas un bon équilibre alimentaire dans le sens où mon alimentation est surtout « végétale ». Pourrais tu nous faire part de ton évolution, si tu as bien suivi le régime et l’impact sur ton endurance et ta puissance en course à pied ?

    Merci

    • Coucou chloé! Pour le moment je suis en phase « stable », je n’ai pas repris de poids et je continue ma progression niveau course à pied (je suis plus rapide qu’en début d’année). j’ai fait aussi une période de seche de 3 semaines à la fin du rééquilibrage, qui était moralement très dur mais qui m’a permis de perdre le dernier kg et revenir au poids ou j’étais il y a 2 ans. Je ferais un article sur cette fameuse seche et mon alimentation en ce moment, promis
      dans tous les cas c’est certain que le fait de perdre 3 4 kg permet d’être plus endurant / puissant car on a moins à porter ! ^^

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